Faculty of Engineering

Ce que le tsunami japonais peut nous apprendre

17 Aug 2011

image Parmi les catastrophes naturelles majeures de 2011, la plus marquante pour la plupart d’entre nous a certes été le tremblement de terre de magnitude 9.0 au Japon qui a déclenché des vagues de tsunami dévastatrices atteignant jusqu’à 38,7 mètres. Plusieurs villes côtières ont ainsi été détruites et les infrastructures japonaises ont subi des dommages importants.

Une fois la tempête passée, que peut-on tirer de cette expérience? C’est la question que s’est posée l’équipe de recherche envoyée sur le terrain quatre semaines après le tsunami pour mener des études de reconnaissance. Ioan Nistor, professeur agrégé de génie hydraulique et côtier au Département de génie civil à l’Université, était le seul Canadien au sein de cette équipe internationale de quatre chercheurs déployée par l’American Society of Civil Engineers (ASCE) [site externe en anglais seulement].

Chargé d’étudier l’impact du tsunami au Japon en analysant la performance de l’infrastructure et les dommages causés, le professeur Nistor n’en était pas à sa première expérience avec ce type de désastre. Récipiendaire du prix de l’International Tsunami Society pour contributions exceptionnelles et originales à la science des tsunamis, M. Nistor a aussi eu l’occasion d’effectuer des visites semblables au cours des dernières années dans divers pays, dont l’Indonésie en 2004 et, en 2010, la zone côtière du Chili.

« Malgré le fait qu’on ne puisse prévenir les tsunamis, il y a des moyens dont on peut se prémunir pour y faire face. Les digues de protection, placées dans des zones profondes de l’océan ou celles placées simplement sur les plages, en sont des exemples. Dans le cas du tsunami au Japon, la plupart de toutes ces digues ont été construites en se basant sur les tsunamis de 1896, 1933 ou 1960, lorsque les vagues n’atteignaient que de 3 à 7 mètres », explique le professeur Nistor. Selon les experts, un tsunami comme celui de 2011 ne se produirait qu’une fois tous les 1000 ans.

Le rapport de l’ASCE présentant les découvertes et observations de l’équipe de chercheurs sera publié sous peu. En attendant, on peut consulter le blogue de l’équipe de chercheurs [site externe en anglais seulement] qui comporte plusieurs photos.

En plus de ses fonctions professorales, qui lui ont valu plusieurs prix en recherche et enseignement depuis cinq ans, Ioan Nistor occupe aussi le poste de vice-doyen aux études supérieures à la Faculté de génie. Il préside également la division hydrotechnique de la Société canadienne de génie civil (SCGC) et est membre du conseil d’administration de la Canadian Coastal Science and Engineering Association.

M. Nistor et ses collègues du Département de génie civil, les professeurs Murat Saatcioglu, Dan Palermo et Tad Murty, reconnus sur le plan national et international pour leurs recherches de pointe dans le domaine de la science des tsunamis, contribuent activement au rayonnement de l’Université d’Ottawa sur le plan de la recherche universitaire au Canada et dans le monde.

Texte: Karine Proulx
Photo: Professeur David Kriebel, US Naval Academy

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